AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 Sans titre ~ A décider... un Jour.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur Message
avatar
Carlisle Cullen

CULLEN;
une famille comme les autres, hum peut-être pas...


Messages : 11
Date d'inscription : 29/08/2009
Pseudo : Double Face

who are you ...
Don (si vous en avez un ): Aucun, à part si ma maitrise de moi-même à la vue du sang compte.
Relations:

MessageSujet: Sans titre ~ A décider... un Jour.   Dim 30 Aoû - 14:53

Prologue




"Je préfère un futur imprévisible qu'un futur imposteur"

{ Maurice Schummann }



Les rues n'avaient jamais été aussi noires que ce soir du 11 juin 1982. Une date à jamais gravée dans la mémoire d'une famille, du moins, cela aurait été normal qu'elle s'inquiète. Les rats, comme dans leurs grandes habitudes, fouillaient dans les poubelles qui possédaient une trop grande quantité d'ordures. Ces endroits n'étaient que les rues malfamées de Los Angeles. Délabrées, celles où la loi ne s'y trouvait pas. N'y entrait pas. Et bien que la lune soit belle et éclatante, dans ces rues se préparaient l'un des meurtres les plus monstrueux de l'année et même, des suivantes. Les années 1980 jusqu'à aujourd'hui avaient leur lot de crimes plus ou moins horribles. Ce dernier en faisait partie.

Raphaël venait de fêter ses dix-neuf ans et pour lui, faire cela en famille était insupportable. Tout comme Noël. Cela devenait au fil des ans un prétexte pour que les membres de sa famille se réunissent et se comportent en animal les uns contre les autres. Ce genre de façon de fêter moments heureux et les plus importants dans la vie de Raphaël paraissait comique mais, pour lui, un sentiment de dépression l'envahissait rien qu'en pensant à tout ça.

Toujours les mains dans les poches, ses yeux bleus gris fixaient le sol longuement et ses cheveux blonds coiffés en bataille bravaient souvent les petits courants d'air. C'était comme un combattant d'une guerre sans fin, d'une guerre qui se passera à l'avenir. On aurait dit un ange, un ange damné dans cette rue. Pensant à sa famille comme si elle était un poison mortel pour lui.

On ne sut jamais avec quel outil exactement on l'avait éventré. Tel que disséqué, sauvé volontairement de ce mal qui le rongeait. Raphaël avait été retrouvé à 1h23 du matin après une bonne soirée arrosée entre des connaissances et des inconnus. Des gens avec qui ils n'avaient pas gardé contact. Les experts n'avaient pas détecté de drogues ni un brin d'alcool dans son sang même après une telle soirée. Il était donc bel et bien conscient quand il fit face à son tueur et non, titubant comme le dernier des crétins. La seule chose qu'on avait su sur ce crime était que, malheureusement, il avait subi cette opération alors qu'il était encore vivant. Le coeur battant dans une douleur qu'on ne pouvait pas imaginer. Il avait les yeux ouverts lorsqu'on lui ouvrit la cage thoracique et quand son tueur lui fit des incisions partant de l'épaule jusqu'au poignet. De la hanche jusqu'au bout du pied. Il lui avait aussi ouvert le crâne laissant alors le cerveau en vue de tout le monde. Les membres découpés étaient restés sur place comme si, celle ou celui qui avait découvert le corps avait interrompu tout simplement l'opération.

Le policier qui faisait partie de l'enquête, le capitaine Lockeart, prononça très peu de paroles : « Oh mon dieu ! Qu'ils punissent ce monstre... qu'ils punissent le monstre qui a fait cela ». Il disparut de la circulation une semaine plus tard. Quoi de plus compréhensif. Il montrait des signes de folies quand il accrochait les photos de la scène du crime sur le tableau blanc pour trouver une quelconque ressemblance avec un autre crime dans la région ou bien, dans le pays. Suite à ce meurtre, beaucoup avaient perdu le sommeil. Raphaël Cosroca n'était mort qu'à l'âge de dix-neuf ans alors qu'il rentrait subir l'animalerie de sa famille pour son anniversaire. Le procureur qui avait le dossier, le connaissait : sa fille allait sûrement être dans la même classe que lui. Il devait entrer dans une école de beaux-arts et une belle vie l'attendait sagement...




6h45 - 11 juin 1982 - La morgue de l'hôpital

Retournant passivement les étiquettes accrochées à l'orteil des cadavres, Maximilien Max ( ou Mark ), errait dans la morgue essayant de trouver un sujet pour sa découverte. Une découverte très précieuse. Pour l'instant, il n'y avait rien de bien exceptionnel : fusillé, arrêt cardiaque. Rien de bien passionnant pour un chercheur comme lui. Habillé de sa veste noire descendant à ses mollets, de sa tenue de cadre. On aurait dit qu'il sortait d'une réunion très importante alors qu'il dormait depuis plusieurs jours dans son appartement de la Cité des Anges, volets fermés. Ses cheveux noisette qui se mariaient parfaitement avec ses yeux vert émeraude lui donnaient dix ans de moins que son âge actuel. Un âge plutôt "glamour" pour un homme célibataire endurci et vivant seul depuis des années. De sacrés années pour lui en tout cas. Il n'aimait qu'une seule chose dans sa vie : la Science. Et c'était une parfaite épouse pour lui. Tous ses proches le disaient : de sa mère à son petit frère qui montrait une forte jalousie envers son grand frère aimé de tout le monde à cause de sa grandeur. Car Mark était, malheureusement pour lui et sa solitude, connu dans le monde entier pour son intelligence. On disait souvent qu'il allait sûrement guérir le SIDA ou bien, le Cancer mais, lui, il ne pensait pas spécialement à ce genre d'expérience. Il s'en fichait pas mal. Pour lui, le SIDA allait disparaître du jour au lendemain et le Cancer était une punition de Dieu et que cela était dû aux médicaments que les gens prenaient par quantité importante pour un " oui " et pour un " non ". Concentré sur un cadavre - une femme plutôt ravissante -, il sursauta lorsque la porte automatique de la morgue s'ouvrit. Il vit d'abord une masse gigantesque, une montagne et sourit. Il ne pouvait pas y avoir de montagne dans la morgue, ce fut la première pensée complètement stupide qui lui vint à l'esprit. C'était tout simplement Pow. Un bon gros et grand morceau qui s'occupait des morts. Il amenait les cadavres autopsiés dans la salle numéro 1 - là où se trouvait Mark et où ce dernier n'avait que l'accès - et puis, remontait les cadavres qui se trouvaient dans la salle numéro 2 qui attendaient patiemment que la famille vienne les chercher pour l'enterrement. Pow était la seule personne, à part Mark biensûr, à avoir un accès privé pour le niveau -3. Noir de la tête au pied et doux comme un agneau. Il était d'origine africaine mais, sa famille avait été esclave durant plusieurs années en Amérique. En le voyant, on avait l'impression qu'il allait tomber d'une seconde à l'autre sur nous mais, cela ne restera qu'une petite image. Il était très grand et large d'épaule. Seulement grand et large d'épaule.

    - Tiens, encore en train de pêcher, Chef !

Bien que Mark lui avait dit une bonne centaine de fois d'arrêter de le surnommer ainsi, Pow l'appelait sans arrêt Chef. Cela changeait au moins de " Grand génie " ou " Mon petit coeur " ( surnom venant de sa mère ). Puis, c'était vrai que c'était un chef, surtout habillé de cette façon. Mark soupira et sourit. Lorsqu'un sourire se dessinait sur le visage de Mark, de fines petites rides se formaient au bord de ses yeux et aucune femme ne pouvait résister à ça. Même la Science.

    - Au fait, Chef, j'ai peut-être un petit cadeau pour vous. Une affaire qui fait des dégâts pourtant, le corps n'a été retrouvé qu'il y a quelques heures. Une affaire qui va faire des dégâts.

    - Tu te répètes, Pow. Comment ça, des dégâts ?

    - Suivez-moi, Chef ! Ici, il fait trop foid pour que j'y reste plus longtemps.

Mark ne s'était jamais rendu dans la salle numéro 2 mais, ce qu'il savait, c'était que la température ne changeait pas. C'était pour conserver plus longtemps les corps que toutes les salles étaient à la même température. Et puis, cela ne pouvait gêner personne, surtout pas des morts. Dans la morgue, il y avait donc deux parties : le congélateur des nouveaux venus et le congélateur des affaires " difficiles ". Difficile était le fait de montrer le corps à la famille. Pow avait donné ces surnoms pour rendre plus gais ces lieux macabres et infréquentables, sauf pour lui. Pow regarda à plusieurs reprises par dessus son épaule pour voir le visage pâle de Mark.

    - Vous avez maigri Chef.

Pow était un vrai moulin à paroles. Il parlait, parlait encore et encore. C'est lorsqu'on lui mettait sur le tapis les nombreuses confrontations qu'il avait avec le patron qu'il devenait muet comme une tombe. Mark le soutenait, c'était l'un de ses seuls amis et il savait que le patron possédait un caractère assez spécial. Lunatique et hypocrite. Pow disait parfois : "S'il faisait un petit tour à la morgue, peut-être qu'il se calmerait. Tu ne penses pas Chef ? " et Mark répondait par un hochement de la tête.

Pow tourna la clef dans la serrure et tout le trousseau fit un bruit désagréable pour le savant. La porte s'ouvrit en grinçant et un air tout aussi frais que la salle précédente glaça le corps de Mark. Pow éclaira la pièce et quatre tables en acier se dressèrent devant eux. Une seule était occupée, la plus éloignée. Un tissu blanc neige recouvrait le corps. Tout autour d'eux, c'était seulement des coffres où les corps reposaient tranquillement.

    - Voilà Chef... c'est celui là. Au fond, n'ouvrez aucun frigo. Les familles ne vont pas tarder à venir les chercher et les mettrent dans ces boîtes en bois, quel gâchis ! Je préfère les vieilles méthodes au moins, le corps revenait véritablement à la terre.

    - Tu ne crois pas en Dieu.

    - Non et je ne crois pas non plus à votre découverte, Chef. Mais, vous êtes un type bien et ce bonhomme ne méritait point cela.

Il prit le dossier posé au pied du corps. C'était le sujet n°006788. Puis, il enleva le drap, du moins, jusqu'au dessus du torse. Le cadavre est-il en si mauvais état pensa Mark. Le sourcil gauche légèrement levé, intrigué.

    - Il était jeune, chuchota Mark.

    - Oui, Chef. Jeune et beau. Un vrai ange.

Mark sourit. Pour Pow, tout le monde était beau. Surtout à l'intérieur. Quoi dire sur cela : il était souvent à la morgue, il connaissait que des morts et encore. Mark se mit face au visage du cadavre.

    - Vous allez vraiment faire subir cette opération à ce garçon, Chef ? Je pense qu'il a assez souffert comme ça.

    - Ne t'en fais pas Pow, il ne sentira rien.

{ A suivre... }
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Sans titre ~ A décider... un Jour.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
after.twilight.begins :: • Détente mon amie ; Détente • :: la poubelle des topics et autres -